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Une trotte pour la veille de Noël!

Une classique est-elle sur le point de naître?

Bonjour à tous!

Une sortie course à pied d’environ 10 km avant d’aller se bourrer la face avec la famille ça vous dit? L’idée est simple le lieu de départ se situe au 454, Mgr Fortin à Rimouski pour 10H30 le matin, la sortie se déroule dans les rues du centre ville pour ensuite revenir au point de départ. À la fin de la sortie il y aura un verre de bière de la microbrasserie Le Bien et Le Malt ainsi qu’un gâteau aux bananes avec pépites de chocolat pour vous! Tout ça devant un feu de foyer et du bien bon mondes à jaser dans la cour du 454, Mgr Fortin! Le but est d’avoir du fun en gang en cette veille de Noël au rythme de tous sans compétition.

Le prix est seulement de 2$ par personnes et payable le jour même avant le départ. Dans le but d’avoir une idée du nombre de participants vous devez vous inscrire sur le site d’eventbrite avant le 23 décembre à midi, il n’y a pas de frais pour la transaction!

Donc samedi le 24 décembre à 10H30 au 454, mgr. Fortin à Rimouski, vous avez rendez-vous pour une trotte mémorable!

Au plaisir de vous voir et d’avoir du fun en cette veille de Noël!

 

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La Course Des Lutins de Rimouski

Une course sous le thème de Noël à Rimouski!

Cette course, qui se déroule sous le thème de Noël, est une course pour faire bouger familles et amis et c’est aussi une course qui carbure au plaisir! Venez vous amuser et vous dépasser dans une ambiance festive du temps des fêtes, un événement unique à Rimouski! Emmenez vos tuques et chapeaux de noël ou vos costumes de lutins pour mettre de la couleur dans cette froide journée!

Qu’est-ce qui vous attend?

Deux distances seront offerts:

-Le 1 kilomètre Roudoudou qui s’adresse à tous, donc enfants, parents et amis sont les bienvenus! Le coût de cette course est de 15$ , les inscriptions le jour même seront possibles.

-Le 5 kilomètres L’univers de la Course à Pied qui s’adresse à tous. Il est par contre recommandé que l’enfant soit âgé de plus de 9 ans pour avoir l’assurance des capacités physiques afin d’accomplir cette distance dans le plaisir. Le coût de cette course est de 25$, les inscriptions le jour même seront aussi possibles.

-Lors de l’arrivée, il y aura de l’eau (dans notre engagement écoresponsable zéro gobelet, il n’y aura aucun gobelets sur le site vous devez apporter une bouteille, un verre ou vous servir de la tasse fourni à la fin de la course), des bonbons et des fruits. De plus chaque participant se méritera une tasse avec un remplissage de café ou de chocolat chaud gratuit!

-Les courses sont toutes chronométrées, donc vous pourrez avoir vos résultats sur le site de CÉDRIC COURT de 24 à 48 heures suivant l’événement.

-Tirages de cadeaux de participation pour petits et grands, de plus musique, yoga et Clopin Lanouille & Monsieur Nono vous attendent!

Venez faire la fête avec nous!

NOS PARTENAIRES:

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Horaire:

7H30 ouverture du site et début des festivités

7H45 à 8H45 remise des dossards sur place

8H40 séance de yoga pour les jeunes

9H00 départ du 1 kilomètre

9H20 départ du 5 kilomètres

10H30 fin des courses

11H00 fin des festivités

Informations supplémentaires:

Vous pouvez récupérer votre dossard sur place le matin de l’événement ou en boutique à L’Univers de la Course à Pied au 140 rue Évêché Ouest à Rimouski le vendredi 11 novembre de 18H00 à 21H00 ou le samedi 12 novembre de 12H00 à 17H00

Il est fortement suggéré d’arriver au moins 1 heure à l’avance pour récupérer votre dossard si vous ne l’avez pas fait le vendredi ou le samedi à la boutique L’Univers de la Course à Pied. Si vous avez déjà votre dossard,  il est alors suggéré d’arriver au moins 30 minutes avant le départ de votre course.

Dans un souçi environnemental CÉDRIC COURT adopte une démarche écoresponsable car c’est ça aussi pour nous s’impliquer dans la communauté, c’est pourquoi tous nos événements sont zéro gobelet! Donc il n’y aura aucun gobelets pour boire les breuvages fourni ou en vente dans nos événements. Vous devez donc, apporter vos propres contenants.

À bientôt!

Pour acheter vos billets c’est par ici:

 https://www.eventbrite.ca/e/billets-la-course-des-lutins-27327823255

 

Trails in motion 4 banderole webTrails in Motion à Rimouski!

C’est avec plaisir que Cédric Court sera coorganisateur pour le festival Trails in Motion 4 dans la région de Rimouski qui aura lieu le 10 novembre prochain à 19H00. Un événement très attendu dans la région par les fidèles de la course en sentier.

Trails in Motion est un festival de films courts et moyen métrage présentez depuis 3 ans, cette année une trentaine de pays dans le monde accueillerons ce festival qui gagne en popularité. Venez voir des films fait par des gens passionnés d’aventures, de paysages et de courses de montagne! des courts et moyens métrages dynamiques et inspirants.

Pour vous procurez des billets c’est par ici:
http://www.eventbrite.ca/e/billets-trails-in-motion-2016-tournee-quebecoise-presentee-par-uthc-harricana-26054406431

Page Facebook de l’événement ici:
https://www.facebook.com/events/861682827310894/

Au plaisir de vous y voir tous!

 

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Une trotte mémorable

 

Le 15 mai dernier j’entreprenais un périple, un voyage, une aventure, un défi ou une trotte, comme j’aime bien le dire, à vous de voir comment vous voulez nommer ça. Ayant deux enfants atteints de fibrose kystique, j’ai décidé, il y a un an de ça, d’être actif pour la lutte contre cette maladie génétique mortelle. Comme première action, je me suis engagé à ne courir rien de moins que 600 kilomètres entre Rimouski et Laval, de là vient le nom Défibrose Rimouski-Montréal. J’ai dû me préparer, pendant tout ce temps, autant physiquement que mentalement. Voici maintenant le récit de ma belle trotte!

 

Jour 1 :

Il faut bien partir un jour! Le départ était le 15 mai 2016 à 9H30, je suis parti accompagné d’une vingtaine de coureurs venus m’encourager sous un soleil radieux. Plusieurs personnes dont ma famille, mes amis étaient venus me souhaiter bonne chance sur le départ. Comment expliquer la sensation qui m’habitait alors … Les deux à trois premiers pas, j’ai vu loin, très loin, et même trop loin! Exactement le contraire de ce que je m’étais promis de faire.  Je m’étais dit que je ne devais pas penser à l’arrivée ni au chemin à parcourir, seulement un pas à la fois, un kilomètre à la fois. Quelle belle façon de débuter ce défi! Pendant ces deux à trois premiers pas, j’ai pogné la chienne, comme on dit, haha! Je me suis donc mis à parler avec les participants pour me changer les idées et ça a bien fonctionné. Ça m’a détendu et j’ai pu me recentrer sur mon objectif premier, le seul et vrai objectif premier : celui d’avoir du plaisir. Au terme de la première journée, je me suis aperçu que j’avais peut-être mis les gaz un peu fort. Il est facile de se laisser emporter par tout ce monde, toute cette énergie, mais j’étais dans  un état de fatigue anormal après le premier 42 kilomètres. Alors, le défi du lendemain serait d’être un peu plus à l’écoute de mon corps et de ralentir la cadence car, après tout, il ne s’agit pas d’une course contre la montre, mais bien contre moi-même. Pour la température, le matin c’était bien sans plus autour de 5°C et nuageux, mais pour l’après-midi par contre, c’était moins bien avec de la pluie, du vent et une température aussi froide que le matin. Je dois dire que j’ai eu la chance immense d’éviter la grêle qui est tombée au Bic, mais qui a cessée tout juste avant mon passage dans mon village!

 

 

Jour 2 :

Rain man! La deuxième journée a débutée à Saint-Simon sous la pluie et s’est terminée sous la pluie, le vent et le froid avec, encore une fois, des températures autour de 5°C et, franchement, ça commençait à faire! J’avais aussi mon ami qui venait courir avec moi la portion de l’après-midi ce qui m’a bien aidé à franchir cette journée grise. J’ai ajusté ma cadence de course, de me retrouver seul ça m’a bien aidé pour ça, j’ai terminé cette journée en bien meilleur état que le jour précédent, même si j’étais transi par le froid et la pluie. Courir un peu plus de cinq heures sous la pluie, même quand on aime la pluie, à un moment donné le linge et les souliers ne sèchent jamais. Je devais même alterner entre deux ou trois paires de souliers par jour, à ce moment là. À la fin de cette journée, j’étais serein car la météo du lendemain prévoyait nuageux avec enfin un peu de soleil et plus chaud surtout! Il y avait encore des gens qui klaxonnaient à ma vue et ils étaient très compréhensifs et me contournaient largement. Sur le paysage, j’aimerais vous en dire plus mais j’avais les yeux pleins d’eau, je ne sais pas pourquoi? Cette journée là on fêtait la fête de Arnaud, deux ans le petit bonhomme en ce 16 mai, un bon gâteau aux Rolo quoi de mieux!

 

Jour 3 :

Le calme après la tempête! La troisième journée, je suis parti de Cacouna, environ. C’était merveilleux de ne plus avoir de pluie avec une température agréable tout au long de la journée. À partir de Rivière-du-Loup, un groupe de coureurs m’ont accompagné durant l’après-midi. Physiquement, c’est là que les problèmes ont commencés, dus, entre autres, à la chaussée difficile avec très peu d’espace pour les cyclistes et piétons et un accotement fortement incliné. C’était le cocktail parfait pour ma nouvelle amie la bursite. À la fin de la journée, je la sentais cette satané bursite au genou droit, mais la douleur  était tout à fait gérable. J’ai pu bénéficier des traitements de Richard Roy, un physiothérapeute de Rivière-Du-Loup et nouvel ami qui faisait partie du groupe de coureurs de l’après-midi. Traitements qui m’ont fait extrêmement de bien aux muscles pour les relâcher. Ils ont des mains d’anges ces physios, vous pouvez me croire! Pour le genou, la douleur est encore là, mais je me dis que ce n’est pas trop grave, car avec une bonne nuit de sommeil, tout va rentrer dans l’ordre. Aussi, à la fin de cette troisième journée, je me suis gâté avec un bon Saint-Hubert BBQ, miam! Ce n’est pas de ma faute c’est mon corps qui le voulait (et ma blonde) et comme je dois écouter mon corps …

 

 

 

Jour 4 :

L’attendu! Au lever, c’est la catastrophe car la douleur au genou droit est encore là. Pas grave, je prends mes trucs et je me rends au point de départ. J’ai couru dans le Kamouraska au beau soleil avec des paysages à couper le souffle. Je connais bien cet endroit et je l’attendais de pied ferme. Pendant une descente, j’ai senti un petit pincement au genou gauche, cette fois-ci, mais rien d’alarmant. Après avoir marché quelques minutes, je croyais que tout était rentré dans l’ordre. À la fin de cette journée, la douleur est encore plus présente due, encore une fois, à une chaussé non adaptée. Mais bon, il ne fallait quand même pas s’attendre à ce qu’il y ait quoi que ce soit d’adapté à ce genre de défi de mongole, sinon, ça ne pourrait pas s’appeler un défi! En fin de journée, je continue de mettre de la glace, de prendre des anti-inflammatoires et de me reposer.

 

Jour 5 :

Le début de la fin! Au lever, la douleur est énorme et malheur, le genou gauche me fait tout aussi mal et même plus que le droit à un point tel qu’après seulement trois kilomètres, la douleur me fait plier les jambes en deux. Incapable de plus, je fais un 10,5 kilomètres en alternance marche et course (ou deux à trois pas de course sur le total, plutôt.) Je contacte ma physio en panique car je me voyais déjà devoir tout arrêter et je ne voulais pas. Abandonner ce défi qui me tenait tellement à cœur aurait été un terrible échec pour moi. Marina m’a trouvé une physiothérapeute à La Pocatière qui a accepté de me recevoir entre deux clients. Après les traitements, je me sentais comme un homme nouveau haha! J’ai donc décidé d’aller tenter ma chance sur quelques kilomètres. J’étais tellement en confiance que j’ai même demandé à ma blonde d’aller m’attendre au terrain de camping, plus de 30 kilomètres plus loin. Non, rien à faire,  j’ai peiné sur 6,8 kilomètres. Je suis rentré bredouille et recontacté ma physio qui m’a trouvé un rendez-vous chez un autre physio pour le lendemain matin. Ça n’allait toujours pas mieux, mais je ne voulais pas lâcher.

 

Jour 6 :

Reprendre la raison est une force mentale! Ce matin là, je consulte un troisième physio qui, lui, me suggère très fortement de prendre cette journée en repos (vendredi) au lieu de celle de dimanche. Chose que j’accepte pour faire descendre l’inflammation qui était très présente au genou droit et reposer le genou gauche. Donc, un autre gros coup, un 42 kilomètres à la poubelle. Toute la journée, j’ai appliqué de la glace, pris des anti-inflammatoires et je me suis reposé. J’ai dû retravailler mon mental, revoir mes objectifs et remettre la motivation à niveau. Je ne suis pas quelqu’un qui baisse les bras facilement, mais la douleur m’empêchait d’y voir clair.

 

 

Jour 7 :

Il faut que ça marche! On est samedi, c’est la journée d’arrivée à Québec, la journée de la mi-parcours! Je dois courir toute la journée avec des gens qu’il me tarde vraiment de rencontrer! Je ne voulais surtout pas les décevoir. Alors, je décide d’y aller safe question de ne pas empirer la blessure. J’ai averti tout le monde le matin que nous ferons probablement un peu moins de kilométrage que prévu, on ira en fonction des sensations. Le matin, nous avons parcouru 14 kilomètres avec une douleur gérable sur le plat et dans les petites montées mais les descentes et les grosses montées je devais les marcher. Ensuite, l’après-midi, nous avons fait un 16 kilomètres. Comme retour, tout s’est relativement bien passé et enfin, j’arrivais à maîtriser la douleur. La température était un peu chaude, mais soutenable et j’ai eu bien du plaisir à rencontrer tous les coureurs venu m’encourager et soutenir la cause. À l’arrivé à la Microbrasserie Le Corsaire, c’était l’heure de la bière bien sûr! J’aime bien prendre une bière à l’arrivée d’une course, mais celle-là, elle était la meilleure de toutes! Wow! La Perruche, une bonne blanche qui descendait dans ma gorge comme un bateau de rafting dans une rivière au printemps. Ça rentrait comme de l’eau! Exquis.

 

Jour 8 :

La sagesse a bien meilleur goût! Le dimanche arrivé, j’ai pris conscience que mon genou avait besoin d’une journée supplémentaire de repos. J’ai pris la décision de prendre cette journée de repos qui était déjà planifiée depuis le début pour faire le plein, histoire d’attaquer le dernier droit en force. Choix que je ne regretterai pas par la suite. Cette journée à été une journée de repos, oui, mais aussi de médias et de visite de mon beau-père qui est venu nous voir et mon frère, ou plutôt comme on s’appelle affectueusement l’bro. Ça m’a fait du bien de voir ces visages avec leurs encouragements et ça change les idées. Juste de laisser la roulotte au même endroit deux soirs de suite a fait du bien à tout le monde aussi! C’est cette journée où j’ai décidé que j’allais me rendre à Laval coûte que coûte. Les kilomètres perdus étaient perdus pour de bon, mais ce n’était pas si grave au fond. J’allais donner tout ce que je pouvais pour la suite. J’étais à Québec, à mi-chemin, on parlait de nous partout, du défi, on parlait de la maladie … Surtout. J’avais réussi.

 

Jour 9 :

On reprend la route! Cette journée a bien été. Des coureurs m’accompagnaient le matin, alors on a jasé en masse, encore d’autres belles rencontres. J’ai donc fait mes 42 kilomètres complets. La douleur est toujours là, mais je dois m’y faire : elle y sera pour le reste du défi. La température augmente signe que j’approche de Montréal, la sacrée chaleur de Montréal. Le monstre que je redoutais depuis que ce projet n’était qu’une ébauche. Un kilomètre à la fois ou plutôt une goute de sueur à la fois, on va y arriver!

 

Jour 10,11 et 12 :

Comme sur des roulettes … ou presque! Le plaisir est à son comble même que la dixième journée, j’ai fait 45 kilomètres et la douzième, j’en ai fait 44. Je réalise vite que je ne dois pas trop m’emballer et j’en reste là pour l’overtime. La douleur est toujours gérable et même que la condition de mon genou gauche s’améliore, contre toute attente. Je ne dois cependant pas jouer avec le feu car j’ai encore plusieurs points de rencontres où des coureurs doivent me rejoindre. Tout au long du parcours, j’ai couru avec beaucoup de parents qui ont aussi des enfants atteints de fibrose kystique, on a pu échanger sur la maladie et c’était super, on se sent moins seul! À Bécancour, c’était la dernière personne qui me voyait la fraise avant Longueuil et quand je suis sorti de la roulotte en boitant, sa réaction a été assez directe : «Ho boy!». Oui, ho boy! Je me sentais comme une personne d’un âge vénérable, disons, mais après quelques pas, je retrouvais ma jeunesse! Héhé!

 

Jour 13 :

Y fa chaud icitte! Misère, le calvaire! Moi qui croyais courir peinard au mois de mai dans la région de Montréal et bien non! 32°C et 40°C ressentis, rien de moins. Mon pire ennemi se retrouvait sur ma route. Ça a été dur, très dur, mais je dois admettre que ça a été moins difficile que ce à quoi je m’attendais. Le corps s’adapte incroyablement bien à tout, à condition d’être prêt mentalement à foncer! C’est l’hydratation qui est le réel défi, à ce moment là, en plus d’avancer un pas à la fois. Cette journée là aussi c’est comme si mon corps entrait dans son second souffle, le souffle de l’invincibilité. Étrangement, j’ai commencé à sentir que je pourrais enchainer des milliers de kilomètres, encore et encore. Un vent nouveau soufflait à l’intérieur de moi. Si je pouvais courir malgré la douleur, malgré la chaleur, malgré le manque de sommeil, je pouvais tout faire.

 

 

 

Jour 14 :

Chaque chose à une fin! L’avant dernier jour, j’ai commencé à réaliser la fin du périple surtout quand j’ai vu la pancarte annonçant la ville de Varennes. À ce moment là, j’ai eu un petit moment de tristesse suivi d’un moment de joie. Je réalisais que j’allais réussir mon défi et que rien ne pouvait m’arrêter. Pourquoi? Parce que, premièrement, comme la veille, je me sentais invincible. Me lever n’était plus un supplice. En fait, depuis plusieurs jours, ça faisait partie de ma vie. C’était ma routine quotidienne du bonheur. Souvent, je me disais «maudit que je ne ferais que ça de ma vie!». À ma grande surprise, je n’avais plus mal au genou gauche, ce même fichu genou qui m’avait empêché de courir plusieurs kilomètres, le voilà remis! La température était une fois de plus très chaude et lourde, mais tellement mieux que de courir au froid et dans la pluie! J’ai tellement aimé cette journée là!

 

Jour 15 :

Émilie Mondor! La fin, l’ultime fin, le dernier droit vers la pizza, les jours de repos et la satisfaction du défi relevé! J’ai décidé d’y aller conservateur car je voulais vraiment me rendre à la grande marche Carstar, faites de la fibrose kystique de l’histoire ancienne. Comme mon état de fatigue était élevé et que pour rejoindre la marche j’aurais dû commencer à courir vers 6H00 le matin au lieu de 9H00 et que j’aurais dû prendre une pause de seulement une heure, j’ai opté pour sauter la portion du matin et de me concentrer sur les 24 kilomètres qui séparaient Longueuil de Laval pour être dans la meilleur position pour réussir puisqu’une coureuse devait m’accompagner pour ce dernier bout de chemin. Tout le long de cette dernière portion, je me disais qu’il fallait que j’en profite et que je réalise ce qui m’arrivait. C’est difficile car l’euphorie est là, comme un feu d’artifice dans la tête. Je me suis même arrêté sur le pont Pie-IX pour apprécier le paysage et étirer le plaisir pour les deux derniers kilomètres qui me restaient. À ma grande surprise, je n’avais pas réalisé que la dernière rue que je devais prendre, l’avenue du Parc,  portait le nom d’Émilie Mondor au début pour se changer en avenue du Parc, par la suite. Quel beau hasard que de terminer ce périple sur une rue qui porte le nom d’une grande marathonienne canadienne! J’en avais presque les larmes aux yeux. Bon, il faut dire que j’étais très fragile émotivement, à ce moment là, mais, quand même, je ne pouvais pas espérer mieux. Mon entrée m’a donné un méchant coup de fouet, je courais six à sept minutes du kilomètre dans les derniers jours, alors qu’à mon entrée dans le parc, je tournais à 5 minutes 20 du kilomètre et je ne le sentais même pas! Mon corps était emballé et avait surement hâte d’arriver à destination. C’était vraiment magnifique de voir les gens devant moi, applaudissant, les caméras et même le maire de Laval! Je croyais que les larmes seraient au rendez-vous, mais non. Finalement, j’étais trop figé par l’émotion, je crois.

 

Ok là ça achève! Les minutes qui ont suivies, j’avais des amis qui étaient là à qui j’ai à peine pu dire bonjour. Je n’ai même pas pu profiter à fond de leur présence, de leur support,  mais maudit que j’étais content qu’ils soient là. Les entrevues à la tonne tout en essayant de manger un peu, les belles rencontres, c’était toute une journée! Quel beau défi! J’ai déjà envie d’en faire un autre, haha! Les idées me traversent l’esprit et j’ai même rencontré quelqu’un avec plein d’idées aussi pour organiser un éventuel défi. Je ne dis rien, mais j’ai des idées complètement sautées qui me viennent en tête et que j’ai bien hâte de réaliser. Vivre ça en famille était la meilleure décision, on ne le regrette pas du tout. Seule chose, j’aurais aimé ne pas avoir de points de rencontre pour pouvoir reprendre exactement là ou j’ai dû m’arrêter, histoire de couvrir les 593 kilomètres, mais bon, ça fait partie de la game, la prochaine fois on y pensera. J’avais déjà fait la route 132 de Rimouski à Montréal en voiture et je la referai, mais je ne la verrai plus jamais de la même façon. Je crois même que des petites larmes de nostalgie seront versées, à ce moment là. Au moment d’écrire ces lignes, j’ai recommencé à courir, mais en courtes séances d’alternance course/marche et je peux vous dire que ces micro-séances plates sur le plat sont les moments les plus difficiles de toute cette aventure, qui l’aurait cru! J’ai grandi dans cette aventure avec tout ce temps passé seul dans ma tête. Il y a des choses en moi qui ont changées et certaines autres qui se sont confirmées, mais là je vous ne raconterai pas tout, il va y avoir ma conférence qui suivra à l’automne alors j’ai besoin de garder le punch!

Merci à vous tous de m’avoir suivi et encouragé, vos mots d’encouragements m’ont aidé énormément à continuer. Vous avez tous fait partie du voyage à votre façon et c’est pourquoi j’ai toujours dit : «Ensemble nous feront la différence».

À bientôt!

 

 

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500 Kilomètres plus loin…

Voilà le défi est réalisé! Le Défibrose Rimouski-Montréal s’est terminé par une chaude journée le 29 mai dernier au Parc de la Nature de Laval. Que d’émotions vécues avec plusieurs centaines de personnes présentes pour la marche nationale pour  vaincre la fibrose kystique. Je me suis fait accueillir comme un héros bien que dans ma tête je n’avais fait que ce que j’avais à faire pour mettre la maladie sur la map, comme on dit.

Je suis fier de ce que j’ai accompli car avant, pendant et après le défi, on a parlé de la fibrose kystique, les gens l’ont d’imprégnée dans leur mémoire et on a pu mettre de l’avant le dépistage néonatal. Nous sommes la seule province ou état en Amérique du nord où le dépistage à la naissance ne se fait pas et pourtant c’est étonnant avec le système de santé que nous avons. Nous avons appris à l’âge de 4 ans pour notre plus vieux qu’il était atteint. Il pourra possiblement en payer le prix plus tard via une greffe des poumons, par exemple, étant donné que les traitements auront commencé plus tard. J’espère que le gouvernement aura suffisamment entendu parler de moi et de la maladie dans les dernières semaines pour finalement décider d’y aller de l’avant avec le dépistage néonatal.

Pour ce qui est du défi, j’ai eu des blessures aux genoux, les articulations plus fragiles et les muscles courbaturés comme jamais! Même qu’une blessure au genou a failli me faire abandonner mon rêve, mais ma physiothérapeute, ici à Rimouski, m’a trouvé de l’aide par des collègues dans la région de La Pocatière et St-Jean-Port-Joli pour me remettre sur pieds. Après cette journée, la définition de persévérance et de sensation de douleur a changée à tout jamais! Je ne verrai plus la douleur du même œil, j’ai vu approximativement où mon corps pouvait me mener, j’ai franchi avec lui une multitude de barrières, ce n’est pas croyable! J’ai pris goût encore plus à la distance, je croyais avoir une écoeurantite aiguë de la course à pied, mais non, c’est tout le contraire. J’ai envie de reprendre le plus vite possible pour pouvoir repousser mes limites en termes de distance, chose que je réaliserai possiblement par un 50 kilomètres ou un 80 kilomètres cet automne, tout dépend de ma reprise de la course à pied. J’ai aussi passé à travers des chaleurs montréalaises, typiques de l’été et non pas du mois de mai, du genre 32°C et 40°C ressenti! Je ne me croyais pas très endurant à la chaleur, mais, encore une fois, mon corps m’a démontré le contraire.

Au final, j’aurai parcouru 503 kilomètres sur les 593 kilomètres prévus à l’origine dans le froid, la chaleur, le vent, la pluie et le beau temps. J’aurai amassé un peu plus de 23 000,00 $ pour la recherche et j’aurai fait en sorte que l’on parle de la maladie pendant deux bonnes semaines et, j’espère, des mois et des années à venir! Merci de m’avoir suivi tout au long de ce périple dans mes hauts et mes bas, autant mental que physique. J’ai eu des embûches mais j’ai maintenu le cap!

Tout ce que je veux dire maintenant c’est :

Mission accomplie!

 

 

 

























 

























 

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